Marco Ferreri
Sous sa dégaine d’ogre bougon, Ferreri trimballait surtout un mal de vivre et un désespoir sans fin face aux dérives d’une humanité qu’il aimait. Alors l’homme qui le décevait tant, il lui crachait dessus, le faisait baiser comme une bête, le filmait éructant, pétant, vomissant… et pourtant, pourtant, il recherchait l’apaisement et réussissait parfois à sortir la tête de l’eau. Ses films devenaient alors des poèmes emplis d’espoir et de visions radieuses.
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