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La dernière flèche

Affiche de La dernière flèche

Pony Soldier

Réalisé par Sam Wood 

Western - États-Unis - 1952

Aucune diffusion prévue à ce jour.
Pour les profanes (et pardon pour les autres) s'il en existe encore, précisons que, tout en étant par excellence le comique du désordre et du chaos, l'art des Marx Bros obéit à un certain nombre de rituels immuables, qui consistent de manière à peu près exhaustive à 1/ détruire tout ce qui n'appartient pas à la fratrie - les locaux (les hôpitaux ici, comme ailleurs les hôtels, les magasins, les bureaux, les demeures privées etc...) comme les personnes (si Margaret Dumont mérite d'être couronnée comme meilleure souffre-douleur de l'histoire du cinéma, le pauvre Sig Rumann n'est dans ce film-ci pas épargné non plus) 2/ enchaîner les dialogues et les situations surréalistes (le terme ne devra pas paraître usurpé, André Breton ayant vigoureusement défendu Animal Crackers à sa sortie) avec les quiproquos à rallonge (plutôt le domaine de Chico le gouailleur), les calembours les plus honteux (plutôt celui d'un Groucho espiègle et spirituel) et des gags de slapstick pur (plutôt celui de Harpo le mime lunaire) 3/ offrir à Chico son numéro de piano et à Harpo celui de harpe, habilement condensés ici en une séquence d'anthologie où Harpo vient prendre la suite de Chico (et son style reconnaissable entre mille), pour s'énerver sur son piano, le détruire totalement... et en extraire l'armature de cordes lui permettant de débuter son numéro de harpe... 4/ distiller au milieu de tout ça un esprit unique, indescriptible, désinvolte mais rigoureux, anarchiste mais quelque part moral, poétique mais en le réfutant presque, parfois agaçant mais au final irrésistible... Ce film-ci respecte donc ce cahier des charges, mais s'en trouve sublimé par la qualité de ses numéros et par les quelques "améliorations" proposées comme ce spiritual improvisé dans une grange, sur un rythme endiablé, ou la profondeur inhabituelle du personnage d'Hackenbush, que Groucho prétendit plus tard être son préféré. Pas forcément le film idéal donc pour entrer dans leur univers unique (incontestablement, Duck soup est à ce titre le film idéal), mais pour peu qu'on y ait déjà mis les pieds, A day at the races est un grand film iconoclaste, hilarant, imprévisible et totalement jouissif.

Antoine Royer



Olivier Bitoun Ronny Chester François-Olivier Lefevre Erick Maurel Antoine Royer Franck Suzanne
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