| Peter Parker, adolescent élevé par son oncle et sa tante, est un lycéen doué mais maladroit et très timide, intelligent mais avec un physique de gringalet et accessoirement le souffre-douleur de ses camarades de classe. Il est secrètement amoureux de la belle Mary Jane Watson qui aime à le considérer comme un ami sans être tout à fait sûre de ses sentiments. Au cours d’une visite d’un laboratoire expérimental dans le cadre des ses études, le jeune homme est mordu par une araignée victime d’une mutation. Le lendemain, Peter Parker se réveille avec des pouvoirs surnaturels, une force hors du commun et la capacité de tisser une toile ultra résistante. Sa vie va prendre un nouveau cours alors qu’un drame familial va venir ébranler ses certitudes et couvrir son destin de super-héros d’un voile de malédiction. Son premier adversaire de taille sera le Bouffon vert, émanation démoniaque d’un grand savant victime de sa propre technologie. Nous l’avions (presque) tous rêvé, Sam Raimi l’a fait ! Depuis un certain nombre d’années, la mode est aux super-héros à Hollywood qui n’hésite pas à décliner tout le catalogue Marvel. Et le résultat d’une telle campagne n’est pas vraiment déshonorant malgré quelques ratés. La réussite vient surtout des films qui insistent sur la psychologie des personnages et sur les drames indissociables de leur condition sans nuire à la fantaisie et à l’action. Après X-Men réalisé par Bryan Singer, c’est au tour de l’un des plus célèbres héros de comics de faire son apparition à l’écran. Et le résultat est quasiment à là hauteur de nos attentes, d’autant que l’homme-araignée est le personnage le plus apte à créer une identification chez le spectateur, et particulièrement les plus jeunes d’entre eux. Le choix fait par le réalisateur d’imposer Tobey Maguire dans le rôle de Spider-Man est particulièrement judicieux : le jeune comédien correspond idéalement au Peter Parker de la bande dessinée (le film dans son ensemble est assez respectueux de l’œuvre originale) et son interprétation, toute en nuance et parée d’un humour décalé, achève de rendre parfaitement crédible son passage à l’écran. Le reste du casting est à l’avenant, réunissant la délicieuse Kirsten Dunst, le névrotique Willem Dafoe (on regrettera seulement que sa performance en Bouffon vert soit en partie gâchée par un costume bien trop rigide et plutôt ridicule) ou bien la sage Cliff Robertson. Afin d’introduire avec une belle sensibilité et avec le plus de sérieux possible l’histoire de Spider-Man au cinéma, le facétieux Sam Raimi évite justement de trop en faire (les expériences Un plan simple et Intuitions l’ont certainement rendu plus mature) et réserve ses tours de force visuels à certaines scènes héroïques et surtout à une séquence finale particulièrement enthousiasmante. Malgré ses quelques légers défauts, Spider-Man le film est une réussite qui en appellera d’autres. En effet sa suite, Spider-Man 2 est encore plus dynamique, explosive, amusante, délirante et inspirée. |