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La dernière flèche

Affiche de La dernière flèche

Pony Soldier

Réalisé par Alfred Hitchcock 

Western - États-Unis - 1952

Aucune diffusion prévue à ce jour.
Hitchcock nous embarque avec Psychose dans le cauchemar les plus terrifiant de sa carrière. C’est tout d’abord un film à la construction implacable. Hitchcock pose ses pièces unes à unes, embarquant le spectateur toujours plus loin dans un abyme de noirceur. Il y a un adultère, puis un vol, bientôt un crime. Et lorsque l’on pense être arrivé au climax du film, et qu’un personnage d’enquêteur va venir démêler l’écheveau, Hitchcock nous embarque pour un deuxième tour de piste, plus sombre, plus violent, plus effrayant encore. A chaque minute du film éclate le génie d’Hitchcock. La progression dramatique est d’une précision sidérante, chaque élément scénaristique, mais aussi chaque détail y est placé à sa juste place, à sa juste échelle de valeur. Le récit se déroule, implacable, étouffant. La figure inquiétante de la demeure de Norman Bates est à elle seule un sommet du cinéma, et son ombre planera dans bien des films des cinq décennies suivantes. Pourtant ce n’est qu’une demeure de style gothique californien, mais magnifiée par la photographie de John L. Russell (spécialiste de la télévision, avec entre autre de nombreux épisodes d’Alfred Hitchcock présente, et qui a signé au cinéma la photo du Fils du pendu de Franck Borzage ou encore de Park Row de Samuel Fuller), elle acquière une personnalité plus forte que nombre des personnages du film. Rares sont les films qui ont eu autant de descendance, Psychose se posant comme la source originelle à laquelle vont venir s’abreuver tous les cinéastes d’horreur à venir, tous les slashers, tous les films de serial killer. Psychose est du cinéma pur, comme le qualifie Hitchcock, un cinéma où les personnages sont comme sacrifiés à l’autel de l’efficacité artistique. Tout passe uniquement par la mise en scène, le montage, la bande-son. Hitchcock était extrêmement fier de ce film, sorte d’aboutissement de ses recherches de cinéaste. Il le réalise avec une équipe de télévision, pour un budget et un temps de tournage très réduits. Trois scènes (deux minutes de film) prennent à elles seules une quinzaine de jours, et Hitchcock tourne en un temps record les six cents plans restants. Que ce soit dans la minutieuse installation de ces scènes centrales du film ou dans l’urgence du reste du tournage, la maestria d’Hitchcock laisse pantois. « C’est mon expérience la plus passionnante de jeu avec le public. Avec Psycho, je faisais de la direction de spectateurs exactement comme si je jouais de l’orgue. » On ne peut que donner raison au cinéaste, et le plaisir pris à être le jouet de sa mise en scène est l’un des plus grands bonheurs que le septième art ne nous ait jamais offert. Un pur chef-d’œuvre, que l’on peut voir et revoir à l’infini, tant l’intelligence de sa mise en scène est une source inépuisable de découverte et d’apprentissage de la quintessence même de l’art cinématographique.

Olivier Bitoun



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