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La dernière flèche

Affiche de La dernière flèche

Pony Soldier

Réalisé par Gordon Douglas 

Western - États-Unis - 1952

Aucune diffusion prévue à ce jour.
Alors qu’on le conduit en prison, Tom Tanner s’échappe lors d’une halte après avoir assommé son geôlier. Il est poursuivi par les autorités locales mais un autre cavalier le suit pas à pas, un homme vêtu en "pied-tendre", Andy Barclay (Randolph Scott), qui lui confie être comme lui, un fuyard. Tom en fait son complice alors qu’il souhaite retrouver l’or volé lors d’un précédent hold-up ; un magot dont tout le monde ignore la cachette mais que tous recherchent activement, hommes de loi comme outlaws... Comme pour les précédents westerns de l’association Harry Joe Brown / Randolph Scott, on retrouve dans "The Nevadan" un tournage en décors naturels, de nombreux extérieurs dont le paysage montagneux de Lone Pine, d’innombrables chevauchées n'utilisant des transparences à aucun moment, beaucoup de mouvement, une violence un peu plus crue (ça castagne sec pour faire parler), plus graphique et plus réaliste avec l’apparition des impacts de balles, des "Bad Guys" avec la gueule de l’emploi et de belles jeunes femmes ayant toutes un caractère plus trempé que la moyenne. Il faut aussi que l’histoire aille vite pour que le film soit bouclé en moins de 80 minutes, d’où l’intrigue qui débute alors que le générique défile. Gordon Douglas et ses scénaristes ne nous lâchent ensuite plus une seule minute, faisant se succéder chevauchées, pugilats, trahisons, coups de théâtre jusqu’à une dernière demi-heure se déroulant toute entière en extérieurs dans les décors arides ci-dessus mentionnés. Nous assistons alors à une poursuite bien emmenée par un thème entêtant et tournoyant d’Arthur Morton, à un stimulant duel à cinq superbement monté et cadré au milieu de ces rochers si caractéristiques de Lone Pine, avant un homérique combat à mains nues se déroulant à l’intérieur d’une mine en train de s’écrouler. Les amateurs de films mouvementés devraient y trouver leur compte d’autant que la mise en scène de Gordon Douglas se révèle sacrément efficace, le réalisateur sachant aussi bien filmer les chevauchées que les fusillades ou les séquences de "torture", voire même quelques minutes de rodéo. Le tout sans aucun génie, mais avec suffisamment de métier, et raisonnablement énergique pour nous tenir en haleine malgré un ensemble assez convenu qui narre une banale histoire de convoitise et de recherche d’un magot. Voici un western certes assez ordinaire, mais au sein duquel on remarque quelques personnages de second plan qui ne manquent pas de piquant. Quant aux relations entre Forrest Tucker et Randolph Scott, elles se révèlent assez intéressantes, bien plus que celles entre ce dernier et Dorothy Malone dont le personnage est malheureusement un peu sacrifié sur l’ensemble. Et si Randolph Scott s’avère égal à lui-même, sans cependant ici trop en faire hormis de changer à foison de tenues vestimentaires, George Macready, avec sa voix et sa diction si particulière, emporte le morceau et prouve une nouvelle fois être très à son aise dans les rôles de parfait salaud. Riche en rebondissement à défaut d’être révolutionnaire, plaisante et agréable, tournée avec professionnalisme, il s'agit d'une honnête et solide série B qui ne mange pas de pain, qui avance très vite en ne s’embarrassant pas du superflu et qui permet tout simplement de passer un moment délassant en compagnie de personnages rapidement mais efficacement caractérisés. Un divertissement dont il serait vain d’attendre grand-chose mais qui devrait sans doute plaire à une majorité d’aficionados du genre et (ou) de Randolph Scott.

Erick Maurel



Olivier Bitoun Ronny Chester François-Olivier Lefevre Erick Maurel Antoine Royer Franck Suzanne
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