| Fang Tang a repris sa vie de paysan. Mais la paix est menacée lorsque huit seigneurs de guerre organisent un faux tournoi d’arts martiaux, donc le véritable objet est de retenir prisonniers les chefs des différentes écoles d’arts martiaux. S’il veulent les revoir, leurs fils doivent en échange se trancher le bras droit. Sans défense et acculés, ils demandent l’aide de Fang Gang. ‘Le Bras de la Vengeance’ se présente comme la suite directe de ‘Un Seul Bras les Tua Tous’. Cet épisode est particulièrement axé sur l’action, pour ainsi dire ininterrompue. Le ton est d’ailleurs donné dès le générique, qui évoque irrésistiblement la série des James Bond en présentant les armes stylisées qui seront utilisées durant le film, depuis les roues acérées jusqu’au sabre lance-gaz. ‘Le Bras de la Vengeance’ est placé sous le signe du spectaculaire et ne s’embarrasse guère de psychologie ou de présentation des personnages - mais après tout, cet aspect avait été largement développé dans ‘Un Seul Bras les Tua Tous’ ; on retrouve d’ailleurs des thèmes déjà connus. Les chorégraphies martiales prennent de l’ampleur, et l’on note une utilisation accrue des câbles et des trampolines. De même, la violence graphique fait un nouveau pas en avant, et les éclats sanglants sont légion, même s’ils seront encore plus nombreux dans ‘La Rage du Tigre’. Mais cette violence des combats ne se traduit pas pour autant par un montage hystérique, au contraire le spectateur peut admirer à loisir la beauté des chorégraphies martiales. En dépit de son déchaînement de brutalité, une esquisse de morale de la violence est pourtant perceptible dans ‘Le Bras de la Vengeance’ : voir par exemple la plongée sur les cadavres éparpillés, vêtus de noir ou de blanc selon leur camp, pourtant tous réunis et égaux devant la mort. De même, Fang Gang quitte le lieu du massacre, laissant sa Némésis être hachée vive par ses compagnons d’arme, non sans avoir jeté la plaque gravée en son honneur, geste qui évoque la séquence finale de ‘L’Inspecteur Harry’. |