| Après la mort de son père, le jeune Fang Gang est recueilli par le Maître Qi Ru-Feng, qui l’initie aux arts martiaux. Mais sa position de protégé attire sur lui l’inimitié des autres disciples. En dépit de son attachement à l’école, Fang Gang décide de partir. Mais à la suite d’une altercation avec d’autres élèves, son bras droit est coupé. Laissé pour mort, il est soigné par une jeune paysanne. Remis sur pieds, il découvre un manuel de kung fu partiellement brûlé, dont ne subsistent que les pages concernant le bras gauche. Ce premier film de la trilogie dite du Sabreur Manchot offre sans doute la trame la plus riche, ainsi que les personnages les plus intéressants. Si on reste dans un carcan traditionnel, ‘Un Seul Bras les Tua Tous’ développe néanmoins un certain nombre de thèmes intéressants, et tout particulièrement lorsqu’il traite de l’individu face à la tradition martiale. C’est le cas bien entendu de Fang Gang, recueilli et formé par le maître qui honore sa dette, mais aussi celui de Pei, dont le père est mort en défendant le manuel, mais qui a été abandonnée sans repères. Ici, pas de simple démonstration de virtuosité dans le maniement du sabre, mais une véritable interrogation sur la place de l’Homme dans un monde régit par la pratique des arts martiaux. Les séquences d’action sont nombreuses, mais sont traitées sous un angle assez réaliste, voire terre à terre, ce qui pourra déstabiliser plus d’un spectateur. Cela évoluera dans l’opus suivant. |