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La dernière flèche

Affiche de La dernière flèche

Pony Soldier

Réalisé par Edward Ludwig 

Western - États-Unis - 1952

Aucune diffusion prévue à ce jour.
Le capitaine Ralls, homme apparemment dur et sans pitié, décide de faire couler le navire marchand qu’il commande ‘La Sorcière Rouge’, celui-ci renfermant un trésor sous la forme de lingots d’or. Les investigations de la commission d’enquête sont interrompues par Sidneye, le directeur en personne de la compagnie commerciale ‘Batjak’ ayant perdu le bateau. Quels ont été les motivations de ces deux hommes pour avoir eu des réactions aussi étranges ? L’argent et le pouvoir sont-ils les seuls en cause ou une histoire passionnelle se cache-t-elle là dessous ? Les réponses nous seront distillées au compte goutte à l’intérieur d’un récit exotique dans lequel on trouve entre autres péripéties une pieuvre géante, une dangereuse pêche aux perles, un trésor englouti, et le fameux réveil du navire coulé… "Le réveil de la sorcière rouge" est certes un film d’aventure maritime et exotique qui ne révolutionne en rien la grammaire cinématographique et dont la mise en scène est entièrement mise au service de l’histoire ; point de travellings savants, de plans très recherchés, c’est le plaisir de conteur de ce réalisateur peu connu qui est mis en avant. Il faut donc se laisser porter dans les méandres d’un scénario parfaitement construit par Harry Brown, un peu à la manière des nouvelles de Joseph Conrad, par de longs flash-back racontés par différents personnages, le point de vue sur les évènements, et de ce fait sur les protagonistes, variant suivant la personnalité des narrateurs. Et c’est l’un des points très intéressants du film, le fait que nous ne cernions pas immédiatement le vrai tempérament de ces hommes et femmes, ce qui accentue leur richesse et leur complexité. Par ce système utilisant plusieurs degrés de narration, l’intrigue ainsi que le caractère des personnages acquièrent une imprévisibilité de tous les instants. Malgré la sécheresse de la mise en scène, ce film demeure profondément romanesque et lyrique ; en effet, là où l’on aurait pu au début du film s’attendre à voir des personnages mus par l’appât du gain et du pouvoir, il se révèle en fin de compte que la motivation principale de ces deux protagonistes ennemis est la passion qu’ils éprouvent tous deux pour la même femme. Le respect qu’ils se portent malgré ça les rend profondément humains. John Wayne trouve ici une nouvelle fois un rôle à sa mesure jouant un personnage assez complexe, ni bon ni mauvais, plein d’amertume et de haine : il aimera tellement le film qu’il donnera le nom de la compagnie maritime ‘Batjak’ à la société de production qu’il créera dans les années 50. Et que dire des deux personnages féminins dont celui d’Angélique, la bien-nommée, jouée par la magnifique Gail Russel ! Côté technique, il pourrait aussi y avoir à ricaner mais il faut replacer le film dans son époque et se souvenir que Ludwig n’avait qu’un petit budget à sa disposition. Il faut au contraire sans plus tarder partir à la découverte, avec un reste de votre âme d’enfant ou d’adolescent, de ce film poétique, romantique, dans lequel encore une fois au cinéma, l’amour est plus fort que la mort.

Erick Maurel



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