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La dernière flèche

Affiche de La dernière flèche

Pony Soldier

Réalisé par Alain Cavalier 

Western - États-Unis - 1952

Aucune diffusion prévue à ce jour.
Dans un pays encore plus déstabilisé suite au putsch des généraux, l’OAS lutte contre l’indépendance qui se dessine et combat quiconque s’oppose à la conservation de l’Algérie française. Thomas, un jeune déserteur de la Légion étrangère est contacté par son ancien supérieur, membre de l’OAS, pour participer à l’enlèvement d’une avocate, Dominique Servet. Thomas accepte et la mission est un succès. Mais il finit par se retourner contre ses camarades, ému par la jeune femme et sa pugnacité, et l’aide à s’évader. Dominique va l’aider en retour, d’autant que Thomas a été blessé dans leur fuite. Il est coutumier d’affirmer que le cinéma français ne sait pas et surtout ne veut pas traiter de l’histoire contemporaine (du moins vieille de moins de soixante ans), surtout quand celle-ci comporte des événements honteux et répugnants pour notre conscience nationale. La Guerre d’Algérie en est l’exemple le plus probant. Face à l’attitude du cinéma outre-Atlantique qui n’a pas eu peur d’affronter les démons de l’Amérique, les décideurs culturels de notre pays (Ministère de la Culture, producteurs, distributeurs) ont en effet toujours manifesté plus que de la retenue devant la question, voire carrément de la lâcheté. Il existe néanmoins quelques rares exceptions. Tel est le cas de L’Insoumis. Le deuxième film d’Alain Cavalier, qui fait suite au Combat dans l’île (1961), fable politique d’une grande intensité avec Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider, est une sorte de brûlot cinglant et désespéré - tourné deux ans seulement après la fin de la guerre - qui témoigne du profond traumatisme vécu par la France et des tristes exactions qu’elle a pu commettre. Le film est également une réussite d’un point de vue artistique, un véritable diamant noir (la photographie est signée Claude Renoir) qui témoigne déjà de la précision et de la rigueur d’un cinéaste qui, tout au long de sa carrière, fera de plus en plus preuve d’originalité et s’extraira de la production traditionnelle à partir de l’impressionnant Thérèse, chef-d’œuvre de l’épure formelle, pour virer vers un cinéma expérimental (déjà abordé dans les années 1970) assez difficile d’accès. A sa sortie, L’Insoumis s’attira évidemment les foudres de la censure étatique et connut un échec sévère dans les salles. Et ce malgré la présence magnétique d’un Alain Delon qui fait preuve d’une sensibilité à fleur de peau dans le rôle d’un jeune homme en perte de repères. Il est entouré Georges Géret, Maurice Garrel, Robert Castel et surtout de la belle Lea Massari. Quarante ans après, le film d’Alain Cavalier conserve toujours sa puissance et son efficacité.

Ronny Chester



Olivier Bitoun Ronny Chester François-Olivier Lefevre Erick Maurel Antoine Royer Franck Suzanne
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