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La dernière flèche

Affiche de La dernière flèche

Pony Soldier

Réalisé par Jacques Tourneur 

Western - États-Unis - 1952

Aucune diffusion prévue à ce jour.
Lorsque l’on prononce aujourd’hui le nom de Jacques Tourneur, on l’associe avant tout aux productions RKO de Val Lewton dans le domaine du fantastique (Vaudou, La Féline, Rendez-vous avec la peur…). Il serait dommage d’oublier le reste de sa filmographie. Il réalisa par exemple trois westerns, tous d’admirables réussites, Great Day in the Morning (L’Or et l’amour), Wichita (Un Jeu Risqué) et, avant ceux-ci, Le Passage du Canyon. Il narre la chronique, au milieu du 19ème siècle, d’un village du verdoyant Orégon au temps des pionniers alors que la menace indienne était encore bien présente. Si Dana Andrews, dans la peau d’un modeste aventurier dirigeant une entreprise de diligence, est le personnage principal, Tourneur et son scénariste Ernest Pascal (d’après un roman de Ernest "Stagecoach" Haycox) n’ont pas oublié de l’entourer de tout un panel de seconds rôles tous aussi richement décrits. A une période où le western n’est pas franchement entré dans sa maturité, et n’est encore représenté en majorité que par des films de pur divertissement, c’est la première grande qualité de ce beau western que de nous offrir, outre des situations pour le moins originales, tant de personnages intéressants aux caractères très fouillés avec deux très beaux protagonistes féminins aussi différentes l’une que l’autre, ceux interprétés par Susan Hayward et la charmante Patricia Roc. Brian Donlevy trouve ici l’un de ses rôles les plus attachants, Hoggy Carmichael et sa mandoline amène sa bonne humeur jamais forcée, et Ward Bond possède la carrure et la "gueule" du Bad Guy qu’il incarne ici ; la séquence du pugilat qui l’oppose à Dana Andrews est d’une brutalité assez impressionnante. Canyon Passage fut le premier film en couleur du cinéaste, et on peut dire que ce qu’a accompli le chef opérateur Edward Cronjager pour l’occasion est splendide d’autant plus que, la production disposant d’un budget confortable (le plus élevé de la carrière de Tourneur), il a pu filmer en Technicolor d’innombrables extérieurs tous aussi majestueux les uns que les autres. Un régal pour les yeux, un magnifique scénario, un casting parfaitement choisi, une réalisation hors-pair, le tout non dénué non plus d’action ni de l’imagerie westernienne traditionnelle pour les amateurs de conventions qui voudraient néanmoins retrouver leurs marques. Bref, un western qui pourrait facilement plaire au plus grand nombre y compris aux non-amateurs du genre, sorte de brouillon de son chef-d’œuvre à venir, le sublime Stars in My Crown, qui n’a pas grand-chose à voir au point de vue de l’intrigue mais qui atteint une sorte de perfection dans la chronique d’un village américain au siècle dernier, comme l’était déjà ce très bon Canyon Passage.

Erick Maurel



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